~Chocozouf a écrit le 19 mars 2007 22:11
[Runheic] Tome 1 - Partie 1 - Chapitre 1+ Introduction

Partie 1 ~ Là où tout a commencé…
Mais Mat n'était peut être même pas né, à cette époque, et si il n'a jamais connu un palais resplendissant de lumière, il constatait tout de même que le grand édifice devenait de plus en plus sombre, surtout depuis que ce nouveau Haut Conseiller impérial avait débarqué. Enfin, qu'importe, il allai partir en mission, et quitter cet endroit sinistre.
Etant Général, l'un des plus haut grade de l'armée, il avait la charge de cette mission, et l'Empereur en personne allait lui donner ses ordres.
Les gonds pivotèrent en protestant (ce palais tombe vraiment en ruine, pensa-t-il), et il entra dans la salle du trône.
- Votre Majesté Impériale, répondit Mat en s'inclinant rapidement.
- Je vous ai mandé pour vous faire part de votre mission. Vous allez attaquer un village. Votre plan de route est tout prêt, il vous suffira d'amener vos troupes discrètement, et de mener l'assaut. Nous avons déjà envoyé un gugusse pour servir de leurre. Sa survie et celle de son unité nous importent peu, mais essayez de garder vos hommes en vie. Les bonnes recrues coûtent chers.
Mat mit une ou deux fractions de secondes pour encaissa la nouvelle. Non seulement ils allaient attaquer en temps de paix, mais l'empereur se contre-fichait du sort de la pauvre bleusaille qui se battrait à sa place… Non, il devait au moins essayer de protester.
Le Haut Conseiller, avait, comme à son habitude, surgit de l'ombre derrière le trône pour dicter sa loi… Mat haïssait ce sale type.
- You bastard, marmonna Mat pour lui même, avant de reprendre plus haut : Et où allons nous attaquer ?
D'aussi loin que remonte ses souvenirs, et ce aussi loin que le portera son avenir, Chocozouf se souviendra toujours que son Histoire, avec un "H" majuscule, l'Histoire qui marqua sa vie, comme celle de nombre de gens, commença le plus simplement du monde, au fond d'un simple village, perdu dans la campagne…Il se souvient encore comment commença la fameuse journée…
Aujourd'hui, Chocozouf n'avait rien de prévu. Et comme d'habitude, il parlait tout seul…
Il se dirigea vers sa chambre, ajusta l'épée qui était suspendu au mur, et démarra son ordinateur. Pendant que ce dernier se chargeait, il contempla son épée… Cette piètre lame était celle de son père, Lumine, du moins, celle qu'il utilisait pour s'entrainer. Lumine l'avait fabriqué lui-même, c'était une épée plutôt longue, car il était lui même très grand, presque autant que son fils.
Chocozouf avait quelques rudiments au sujet de l'utilisation de ce genre d'arme, et il continuait à s'entraîner avec.
Cette lame lui rappelait également un mauvais souvenir : le jour où son père quitta la maison, accompagné de son meilleur ami, Connor, en lui promettant de revenir rapidement.
Ni lui ni son ami ne revinrent jamais au village.
Sa mère ne survécu pas à son absence, et depuis quelque temps déjà, Chocozouf se débrouillait seul.
Un son qu'il connaissait bien le tira de sa rêverie : un message venait d'apparaître pour lui signaler qu'il avait deux nouveaux messages.
>ca va comme tu veux ? je viens d'avoir une promotion, >je part pour ma prochaine mission ! c'est dans près de >chez nous, je pense qu'on va se revoir bientôt, je te >laisse la surprise !
Tiens, tiens, Kero a enfin fini ses études militaires, et il a déjà une promotion et une mission ? Intéressant. Il se dit qu'il lui demanderai plus d'information lorsqu'il le reverra, mais en attendant, il lut son deuxième mail.
>J'ai du travail pour toi ! Si ça t'intéresses, passe me >voir à la mairie !
- Hey bien, on dirai que j'ai trouvé de quoi m'occuper… Le maire veux me voir, d'accord, mais la mairie n'ouvre pas avant un moment, je ferai mieux d'aller me promener en attendant…
Chocozouf éteignit son ordinateur portable, et se flanqua une gifle… Parler seul est vraiment désespérant, chez quelqu'un de son âge. Il enfila sa veste, un long manteau d'une couleur rouge douteuse, qui lui arrivait jusqu'au cheville, et sorti.
Quelque minutes plus tard, il était devant la porte de David, un des ses meilleurs amis, et frappa. Pas de réponse. Après un ou deux essai, il se décida à entrer pour réveiller cette feignasse, et s'aperçu non sans surprise que la porte était verrouillée. Cela signifiait qu'il était sorti de chez lui… Pour une fois !!
Après quelques minutes à tourner dans le village, CZ finit par arriver à la Mairie. Le maire l'attendait.
- Ah, Choco ! Tu as eu mon mail ? J'ai du travail pour toi. Ca t'intéresse ?
- On a un problème de lézard. On m'en a signalé trois dans le village.
- Encore ? Ils sont @#$£ les gens, ou quoi… Personne n'aura l'idée de mettre des barrières, un jour ?
- Bah, c'est tellement plus drôle d'envoyer les jeunes s'entraîner dessus…
Chocozouf se dirigea vers la sortie, mais sur le chemin, il rencontra un homme ventripotent, chargé d'au bas mot une dizaine de sacs. Il connaissait l'homme : c'était un marchand qui voyageait de village en village dans la région. Il transportait parmi ses marchandises un bonne quantité d'armes et d'armures, choses qui se vendaient bien dans les régions encore assez sauvages de Midgard. CZ se dit qu'il serai plus que temps de se trouver une autre lame un peu plus pratique que la vielle épée longue d'entraînement de son père.
- Vous êtes vraiment au courant de rien, dans ces petits patelins paumés… Bon, depuis que l'ancienne lignée impériale à disparue, un nouvel empereur à pris le pouvoir, et toutes sortes de nouvelle lois sont passées.
- Hey bien, l'une de ces lois consiste justement à interdire la vente d'armes et d'armures aux civils.
- Hein ? Ils sont bien gentils les militaires, mais ils sont pas assez nombreux ! On en a pas un seul, dans la région ! Alors comment on fait pour se défendre, alors ?
- "Petit" ? Je vous dépasse de la tête et des épaules !
Bon, tant pis pour lui, il allai devoir se débrouiller avec ce qu'il avait déjà chez lui. En entrant dans sa maison, il en fit le tour, réuni les objets tels les potions ou les éthers, toujours utiles en combat, et les stocka dans son frigo. (Car il est bien sur hors de question de partir en campagne sans un bon frigo sur soit. C'est tellement plus efficace qu'un sac à dos pour le stockage…)
Une fois ceci fait, il parti vers sa chambre, détacha son épée du mur, et l'accrocha sur son dos. Cet emplacement n'était pas plus pratique que d'avoir l'arme sur la hanche comme il est de coutume, mais il faut croire que Choco a un problème avec les "coutumes".
Une fois hors de chez lui, trouver les lézards ne fut pas très difficile. A peine sorti, le premier se jetta pratiquement dans ses bras. Quelques morsures et coups d'épée plus tard, son cadavre gisait au sol. Chocozouf songea fugitivement qu'il faudrait que quelqu'un se charge de nettoyer ça. Mais ce fut vraiment fugitif, parce que si le maire ne lui avait pas donner cette tâche, il ne comptait pas faire d'heures supplémentaires. Chocozouf n'était pas particulièrement feignant, mais il n'était pas non plus du genre à se proposer volontairement pour mettre ses pattes sur le cadavre sanglant d'un monstre dont le ventre largement ouvert donnait une vue plongeante sur ses intérieurs.
Le second fut presque aussi simple, il errait seul au milieu d'un terrain vide, à proximité de la maison de David. Le combat fut vite expédié, il vint littéralement s'empaler sur l'épée de Lumine.
Le dernier fut plus ardu à débusquer. Il traînait aux abords de la montagne, à l'arrière du village dans un petit bosquet d'arbres. Comme Choco commençait à fatiguer à la suite de ses deux précédent combats, il décida d'utiliser une technique un peu plus expéditive que de simple coups d'épée : le "Slash", une des techniques guerrières de base, qu'il avait apprise dans un bouquin. C'était l'une des rares technique pour laquelle il ai des notions, mais c'était déjà un miracle qu'il ai réussi à en développer, sans avoir un maître d'arme pour lui donner des cours dans cette région paysanne.
La technique consiste simplement à diriger un flux d'énergie magique vers sa lame, et frapper d'un puissant coup de taille. Tout le monde est potentiellement capable de se puiser dans ses réserves d'énergie magique, mais si il faut habituellement un long apprentissage (en école ou sur le tas…) pour lui donner une forme particulière, la technique "Slash" demande simplement de balancer l'énergie telle qu'elle pour renforcer la lame, et c'est tout.
Rien de bien compliqué, se dit Chocozouf, mais voilà qui est tout de même efficace, dût se dire le lézard quand la lame "améliorée" pour le coup le trancha en deux.
Content du résultat, Choco alla annoncer la bonne nouvelle au maire.
- Bien ! Je t'ai arrangé une petit récompense, vas donc voir l'armurier, il doit encore être dans le bâtiment.
Le maire l'avait appelé "l'armurier", et non pas "le marchand", voilà qui présageai une bonne surprise. Chocozouf le remercia, et se mit en quête de l'homme. Il le retrouva rapidement, et lui dit venir de la part du maire.
- Ah, ouais, c'est toi le gamin qui voulait m'acheter une arme !
- Allez, t'excites pas. Le maire m'a demandé de te donner ça.
Il lui tendit une paire de gants. Les gants était en cuir noir épais, trop épais pour être des accessoires de décoration., et le fait qu'ils découvrent les doigts n'en faisait pas des articles de mode, mais des gants dits "tactiques". Et ce genre de gants rentrait dans une catégorie très précise d'objets.
- Tiens, tiens… Je croyais qu'en milieu civil, il était interdit de favoriser la prolifération de pièces d'armures… J'imagine pourtant que ça ne vaut pas que pour les armures lourdes, si ?
- Groumf… C'est un cadeau, c'est pas comme si je l'avais vendu, si ?
L'explosion fit trembler tout le bâtiment.
CZ se précipita vers la sortie, le vendeur ambulant sur les talons. Il failli percuter une villageoise qui venait en sens inverse. Il l'attrapa au passage.
- Rien, je l'ai croisé avant de venir ici. C'est lui qui a déclenché cette explosion, c'était pour ralentir leur armée !
- Heu… Oui, pardon. Il y a un contingent de soldats de l'armée impériale qui essayait de descendre discrètement de la montagne. Je venais justement prévenir le maire que d'autre soldats venaient par ici, mais par la route, cette fois.
- Quoi, on a deux armées qui nous tombent dessus ? s'alarma l'armurier, qui avait suivi la conversation.
- Mais c'est inconcevable ! s'énerva Choco. Nous faisons partis de l'empire, il ne vont pas nous attaquer, quand même !
- C'est aussi ce que je pensais, les troupes sur la route n'essayaient pas de se faire discrètes, et ne semblaient pas armées, mais David m'a assuré que dans la montagne, tous se faisaient le plus discrets possibles, et armées jusqu'aux dents !
Chocozouf respira un bon coup. Le village était coincé par une armée, celle là même sensée la protéger. La présence de troupe en patrouille sur la route qui menait au hameau était compréhensible, même en temps de paix, mais l'attaque par la montagne… Cette situation était vraiment…
- Quel bordel… Bon, où en sont les soldats dans la montagne ?
- David m'a assuré que l'explosion entraînerait des effondrements un peu partout. On devrai être tranquille de ce coté, mais ceux dans la plaine seront là d'une minute à l'autre…
- Bah, ils devaient être là pour faire diversion. Bon, je vais essayé de parlementer, pour gagner quelques instants. Pendant ce temps, aidez le maire à organiser l'évacuation, on sait jamais, si David à raison… On est mal.
- Quoi ? Tu vas quand même pas y aller seul ! fit le vendeur.
- J'ai dis "parlementer", pas "attaquer de front" ! Je suis idiot, mais pas suicidaire !
L'armurier et la villageoise restèrent les bras ballants, en le regardant avec les yeux exorbités.
Les deux se secouèrent, et partirent vers l'intérieur du bâtiment.
Chocozouf se mit à courir vers la sortie du village. Une fois qu'il y fut arrivé, il vit les soldat stationné un peu plus loin. Un homme, visiblement le chef, s'en détacha et se dirigea vers lui. Il portait l'armure des officiers impériaux, c'est à dire une armure lourde en forme de dragon. Sa couleur bleue foncée indiquait qu'il avait suivit un entraînement au maniement de la lance sur l'île aux Dragons. Puis, alors qu'il approchait, Chocozouf finit par reconnaître son visage. Il leva les yeux au ciel, soupira, se retourna et fit quelques pas, dépité.
CZ fit volte-face.
- ET TU T'ATTENDAIS A QUOI ? Des remerciements, alors que tu attaques ton propre village ??
La colère est un de ses plus graves défauts, Chocozouf en était conscient, mais il n'a jamais su se contrôler au delà d'un certain point, en particulier quand ça concernait ses amis. Que ce soit parce qu'ils se mettent en danger… ou parce qu'ils le trahissent.
Il dégaina son épée, la fit tournoyer devant lui, pour finir par se mettre en garde, dans un mouvement dont la fluidité l'impressionnait lui-même. Il n'en laissa rien paraître, et reprit :




