~MarkuS a écrit le 17 février 2007 05:58
Une valse, des moutons - la valse des moutons
(ou comment se faire tout plein d'amis)
Je sors assez peu, c'est un des prérequis de ma condition d'ermite asocial.
Oh, je me rend compte que je rentre dans le vif du sujet sans préambule, comment dire, préambulatoire. Mais bon, c'est pas à 5h27 du matin que je vais m'emmerder avec ça.
Donc, je sors peu beaucoup - rarement des choses qui me disent vraiment. Très peu l'envie de voir la foule. J'aime pas la foule, j'ai l'impression d'être avalé par la foule, de voir mon ego cesser et d'être juste un numéro parmi les autres numéros. Et un drôle, de numéro, c'est dans la foule que je me sens paradoxalement le plus seul. Enfin bref, ce n'est pas le sens de mon « billet » (tu vois, cher lecteur et lectrice probable dont je suis fan tout autant que tu l'es de moi) Donc me voilà à l'appel d'une amie en train de sillonner les endroit branché jeunes et post-modernes de ma belle ville de liège. Après une escale dans un des cafés les plus In Indie de Liège, direction au lieu dit « soundsation » ou se déroulait une soirée electro. Bon, je dois dire pour toi qui ne me connais pas mais n'attend pas mieux que de me connaître (t'es dans la merde coco) que la musique à une grande place dans ma vie. Et que, quand j'aime la musique, je danse, je danse, je danse. Tout ça pour dire que la musique, sans être la plus fine ou la plus efficace que j'ai jamais entendu, m'a donné envie de danser. Et c'est ce que j'ai fait, jusque plus ou moins quatre heure trente du matin....
Mais où sont les moutons, vu que - cher lectrice perspicace (je préfère t'imaginer lectrice, c'est comme ça) - nous venons d'avoir la valse, i suppose. Et vous supposez bien. Les moutons...
...étaient tout autour de moi. Un vrai pâturage sous de vertes musique, une transhumance transpirance. A danser, se déhancher. Et moi, perdu dans cette masse à me trouver écrasé par sa branchitude apparente et me dire qu'en réalité,musicalement j'entend, je suis à des millier d'années lumières d'avance sur eux. Une autre galaxie, vraiment. Demain je découvrirais ce qui va les rendre fous dans 8 mois, et hier je bidouillais avec ce qui les fera danser en hochant la tête dans 4. Et pourtant, j'étais emporté par la déferlante moutoneuse alors que le berger Dj menait son cheptel. Tous là, les moutons, à Jumper sur du Rage against the machine alors que j'avais vu ceux-ci et avait été transporté avec 20000 autres personne lors d'un festival, il y a douze ans d'ici. La plupart des moutons devaient avoir entre 8 et 12 ans aux moment de ces faits. Mais pour eux, révélation, comme si c'était la chanson de leur adolescence. Puis des moutones, des belles bêtes je dois avouer, mais dont - dès que le sourire se pointait - perdaient immédiatement tout charme au point de devenir des brebis galeuses pour mes yeux. Il faut dire que je suis difficile, aussi. Et moi, à vivre entouré de moutons, abiéré et à bêler, me forgeant ma petite sphère personnelle, petit à petit.
Oui, faut le dire, j'en peux rien ou si peu, mais je suis pas facile d'accès.
Enfin voilà, tous ça pour dire qu'il est plus facile de suivre la route que de prendre les chemins de traverse. Et moi je traverse pas mal. Pauvre de moi. Mais ce qui est le plus facile n'est pas toujours ce qui rapporte le plus.
Sur ce, je bêle pas, je baille.
Je sais, c'est malin...
ps - il faut choisir, boire ou écrire (je laisse ça, mais je ne tenterais plus ce genre d'expérience billetistique, en étant un peu saoul en retour de soireé. Non, non, nenni)




