~Yoghini-81762 a écrit le 13 août 2010 18:57
San's Adventures In Wonderland
Eh oui, je prends de l'âge, je me fais des cheveux, je fous rien, je suis une vieille celib à chat.
Or il advint il y a quatre jour que ma chatte adorée dispru, sans laisser d'adresse, forcément, écrire un post it avec des coussinets n'est pas chose facile.
Je me suis juste aperçue qu'il me semblait ne pas l'avoir vue depuis quatre heures. J'appelle à la fenêtre, dans le jardin, je me dis "bah, elle s'est baladée plus loin que d'habitude, voilà tout"
Mais elle n'est pas rentrée de la nuit. J'ai commencé à flipper la race à ma mère, et à faire des tours de quartiers (levée à 5h) et bien mater les bords de route et même dans les poubelles sorties pour m'assurer de l'absence d'un petit cadavre velu.
Rien, zob, niet.
Dans un grand élan d'efficacité qui me caracterise en cas de crise, je suis rentrée chez moi et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps
L'amie Lilly passant par là (sur le net) me rassure, me conseille de poser des affichettes, de l'appeler souvent.
Je refais mes tours à 10h, 12, 16h. (en même temps je n'ai rien d'autre à foutre)
Vers 17h, un couple de voisins m'interpelle par la fenêtre. Ils ont vu une affichette et voient bien quel chat est San (in ratable, à tapiner sur le rebord de ma fenêtre sans cesse, et sans queue) et m'assurent qu'ils me previendront s'ils la voient. Ils me témoignent du soutient et m'apprennent que leur chat a fugué une quinzaine de jours une fois, dans le quartier... Il y a bien un hectare de maison privées avec hjardin dans lesquels elle peut se faufiler sans jamais aller sur la route.
Nuit 1, etrange de ne pas sentir ses pattes sur mon ventre pour dormir. Vieux sentiment de manque.
Reveil à 2h, re tour du quartier. Sans compter que j'ai l'air tarte à appeler "san ! san ! sanichou ! bébé !"
Le jour deux se déroule de la même manière, je fais la gueule, je suis abattue. Lilly me conseille de faire davantage d'affichettes et d'en poser partout même dans les boites aux lettres des voisins.
Je reste mélancolique à la fenêtre à rêver à une fille à la peau blanche comme neige, yeux noirs comme le corbeau et bouche rouge comme la bouche de sang, d'une part et d'autre part à mon chat perdu dont je me demande s'il est en vie, auquel cas ça serait bien JE POURRAIS LA TUER MOI MEME à son retour, cette salope de fugueuse.
J'effectue quelques démarches en compagnie de ma mère, je me présente morose et irritable, chiante comme une ado mal embouchée. Dans la foulée je profite de son imprimante pour tirer une quinzaine d'affichettes.
Jour 3 : Senseï me rend visite, nous allons poser des affichettes un peu partout et interviewer les voisins.
Re tournées d'appel, moments de tristesse... J'essaye de me dire qu'elle a trouvé un bon spot de bouffe et qu'elle se prélasse telle une catin sur un canapé moelleux chez un ami des chats open gamelle.
Ce matin, 7h45... Un appel. Habituellement phobique du téléphone, je prends. Et c'est que ça urgeait, parce que j'étais engagée dans un fight sur Dofus et que j'allais me faire buter et perdre plein de points d'energie. Mais bref.
La boulangere, de la boulangerie voisine (voisins de palliers en gros) a vu une de mes affichettes et, ça alors, elle a remarqué que dans leur garage se trouvait un chat "a l'air affamé et sauvage" sans queue.
Je passe du pyjama au jean tee shirt plus vite que superman cours le 100m haie, j'essaye d'aplatir la touffe qui me sert de coupe de cheveux et j'y vais.
Je pénètre dans les méandre de la boulangerie, arrive au garage. La boulangère lui a donné à manger.
J'appelle une fois, elle arrive en courant et miaulant tres fort. Elle commence à jouer à "je viens je viens pas", reculant dans les caisses lorsque je veux la prendre, alors je fais comme avec les Tofu sur Dofus, je m'éloigne pour qu'elle avance et que je lui saute sur le rable.
La boulangere s'inquiete un peu qu'elle n'ai pondu une portée dans le garage, je la rassure : pucelle et stérilisée.
Enfin je choppe la sale bête par la peau du cou, remercie bien une fois de plus et galope vers chez moi.
Etat des lieux : bourrée de poussière, la tronche toute grise, le nez tuméfié avec du sang à une narine (ils font ça, pousser les portes quand ils sont enfermés)
Je lui donne un petit casse croute qu'elle avale en deux seconde, change son eau, elle me liquide un bol assez vite. Trois jours sans boire, c'est tendu.
Elle parcourt le studio en se frottant partout et miaulant d'une voix eraillée.
Elle regarde déjà la fenetre d'un oeil melancolique qui me donne envie de lui tirer un pain dans la tronche.
Mais, oeuf corse, je lui fais des tas de calins, et sieste avec elle.
Voilà le merveilleux tour du monde de san " trois jours et demie dans un garage", aussi futée que moi celle là.





Rester enfermé : c'est une sacré angoisse ça, pour tous ces petits curieux ! Depuis 2 mois je ferme toutes mes portes avec minutie par peur que la chatte d'un de mes voisins, du genre sans peur et sans reproche, ne se glisse dans un coin reculé de la maison où elle resterai coincée. Me reste a installer une moustiquaire sur le fenêtre du bas pour l'ouvrir la nuit sans intrusion. (une chattaire plutôt !) En tout cas bon réflexe les affiches et aussi faire le tour du voisinage. par la même occasion ça permet de faire connaissance
. Bon, bien remises toutes les deux ?
PS : les chats c'est fait pour être libre