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Panda ~Oaristys a écrit le 19 août 2008 21:45
Chronique du pukkelpop 2008.



J'ai toujours rêvé de faire ça.
Quoi de plus jouissif que de coucher sur papier 3 jours 1/4 de pur bonheur musical, festif à souhait, d'une critique tranchante, bien huilée, et totalement partiale pour hurler à la face du web, "OUI, J'Y ETAIS". Haha, eh bien, après plus d'une dizaine de festivals dont la plupart de renom, je me lance, youpiyoupibangbang.



Mercredi 13 août.

Ouais, histoire qu'on commence par le début.
-  (car pas question de brouillon de 8 lignes relatant l'évènement à l'antépénutième page d'un canard rassis, celle que personne ne lit, oubliée au profit de celle du sudoku, de l'horoscope et de la bande dessinée garfield. Haha, non, lecteur, mon récit sera détaillé, ou ne sera pas.)  -

Genèse mentale, donc. Le peu de connaissances motivées (Bordel, on sent qu'on vieillit, un festival qui chatouille la 2e sess' et plus personne à l'appel, je compatis) et des prévisions météo funestes (D'ailleurs, à ce sujet, petite annonce à cette aux responsables météo de cette brave chaine qu'est RTLTVI : Vous ne pourriez même pas prédire le temps qu'il fera dans 3 minutes même si vous leviez les yeux au ciel, empotés, alors au lieu de nous miner le moral et/ou nous entuber chaque jour que dieu fait, remplacez cette perte de temps post-journalistiquededixneufheures par deux sketchs de "Samantha", histoire qu'on se marre un p. ah non. A bon entendeur...) me font présager un pukkelpop en demi-teinte pour ma 3e édition.
Quoiqu'il en soit ainsi, quelques irréductibles compagnons seront tout de même au rendez-vous, l'élite, en quelque sorte, et grâce à la magie de la rencontre des amis d'amis (d'amis, même), l'ambiance sera au rendez-vous.
Le soleil, moins, quand vers 18h, nous foulons enfin le sol de Kiewit. Pour crever l'euphémisme par les deux bouts, c'est sous un déluge que nous plantons nos tentes, après avoir perdu un temps fou grâce au dévouement de nos amis-bénvoles-deuxneurones au gilet jaune fluo. Super, on ne peut rêver mieux. Heureusement, le temps se calme (une fois la tente montée, évidemment, hum), le soleil point, les oiseaux ch...les campeurs beuglent, la boiler résonne déjà de ses riffls éléctro, et c'est en compagnie d'un jeu de cartes, d'une bonne rasade de gnôle et d'une bande de nouveaux potes que l'on passe la moitié de la nuit en attendant le premier jour...





Jeudi 14 août

 K-way à la taille, bottes aux pieds, et parapluie dans le cul, devenus accessoires de mode festivalière par excellence, aussi personnalisables qu'infâmes (coucou les émos !); seront totalement inutiles durant ces trois jours, le temps restera au beau fixe du début à la fin du séjour, avec même quelques couleurs à prendre à la clef !
Quel bonheur de gambader à nouveau sur le site sous un ciel bleu, de retrouver la Main stage, les rangées d'arbres qui pleurent la nuit (haha), et cette si jolie sculpture type-ADN qui illumine le pukkel le soir, et qui m'a appris que le petit Kurt Cobain avait foulé ces terres en 1991, en tant que groupe quasi inconnu, d'après mes recherches. On est bien peu de choses.
Petit regret toutefois, la skatestage rebaptisée "shelter" (mouais, pourquoi pas :/) privée de son air pour devenir une tente, j'en vois pas l'intérêt, ça "déteriore" le concert, ça l'opresse, des genre musicaux comme le punk, métal, et autres joyeusetés ont besoin d'espace pour s'exprimer, bordel. Il n'y'a qu'à comparer les concerts de "Less than Jake" au pukkel sur une scène plein air et l'année d'après (2ans?) sous tente pour remarquer la différence. Bref.

Mis à part le soleil, cette première journée de festival sera placée sous le signe du timing. Moult groupes à l'affiche, doublé par des goûts musicaux divergeants au sein de la meute, bref, je ne me souviens pas avoir vu autant de groupes en un même jour, tout festival confondu.
12h, premier groupe déjà, sous l'insistance d'un pote, moi qui n'ait d'habitude pas trop l'envie de bouger avant l'annonce d'un groupe qui m'intéresse.
Triggerfinger : Groupe qui enchaine les dates festivalières cet été à l'honneur de déflorer la main stage de ce pukkelpop 2008. Groupe inconnu à mon bataillon, de moyenne d'âge assez vieille (dirait-on) assure un beau set, le chanteur envoûtant un public déjà assez massif, aidé par des instrumentaux bien préparés. Content de les avoir vus.
Viennent ensuite le tour de The Subways, sur cette même scène. Je les croyais mort, ils m'ont démontré le contraire : force est de constater qu'un live leur sied mieux qu'une galette, l'effet jeune-cool, sûrement. Parfois à la limite du greluche, pour la minette du groupe. Claque sympathiquounette quand même, et un "youuuu arrreeeee, theee suuuun" qui va me trotter en tête jusqu'au dimanche.








On enchaine par les "The piegeon detectives", pas transcendant, de ce que je m'en souviens, un agréable groupe à écouter assis sur de l'herbe sèche.





Retour vers le camping ensuite pour sketter quelques canettes, le 9€/4 tickets fait toujours aussi mal, à réserver en cas d'urgence, donc. Ce que je ne considère pas qu'Amy MacDonald et son unique tube soient. Séjour prolongé, qui hélàs me fera rater  "The Cribs" et les "Dirty Pretty Things", paresse quand tu nous tiens.
Retour en trombe vers le fest pour Serj Tankian, bravant les quelques commentaires négatifs déjà recueillis à son sujet. Déjà conquis par son album, son show restera comme un de mes préférés de ce pukkelpop. Départ en fanfare avec "empty walls", Serj nous jouera tous ses tubes avec talent ainsi qu'une joie non-disimulée, s'amusant comme un petit fou sur scène, entre petites blagues, et salutations, avec son maintenant célèbre chapeau. 45 minutes de bonheur donc, qui m'en a fait oublié "The Unseen", que j'aurais aimé voir aussi.





Une bière plus tard, les "Dropkick Murphys" officient à leur tour sur la main stage. Pour une première fois, je les ai trouvé un peu mou par rapport à ce que j'espèrais, sentiment partagé par les connaisseurs. Ce qui ne m'a évidemment pas empêché de m'amuser sur leurs riffs au combien festifs !
S'en suivra ensuite quelques notes de "hadouken!", groupe que je ne connaissais que de nom et que je n'ai pas eu assez le temps d'apprécier à mon goût. "Hot Chip" fut une nouvelle intéressante découverte, pour le nouvel aventurier "électro-danse-beats" déviant des sentiers rock que je deviens, de quoi se mettre en condition pour "The Casualties", un groupe que j'adulais durant ma jeunesse au culte punk, et que je n'aurais pas cru voir un jour en concert. Cette grande figure du street-punk fait maintenant partie des groupes sur lesquels je me serais éclaté, à l'instar d'Anti-flag le lendemain. JOIE ! Ca m'a grandement envie de ressortir mes vieux vinyles (haha, jor), moi qui m'assagit un peu musicalement. Bref, sinon, show excellent, faut-il le préciser ?
Interrompu malgré tout pour m'imprègner également d' "Editors". Ce groupe, souvent comparé comme "le sosie meilleur marché d'Interpol", vu les voix grisantes des deux chanteurs fort semblables. Bien que je ne suis pas particulièrement fan du jor, il faut admettre qu'en live, qu'en début de soirée, sur la main stage, et accompagné de plusieurs milliers de personnes, leurs chansons prennent une dimension mythique et c'est tout passionné qu'on ne peut empêcher de se laisser bercer.
La légèreté du barbu d' "Iron & Wine", et l'onirisme de "Mercury Rev" viennent ajouter leur sonorités délicieuses au rêve léger. Peut-être une palette un peu trop calme pour cette fin de première journée chargée, qui ramollit quelque peu les sens.
A la trappe "Roisin murphy" qui ne m'inspirait pas vraiment, au profit de "Thrice" qui me bottait plus, et que j'imaginais un peu plus violent que ce qu'ils nous ont montré. Evidemment, avec 2 chansons comme référence. Un bon moment néanmoins, plus dans mes cordes, surtout après quelques groupes plus reposants o//.
Pour rehuiler les articulations, passage oblige vers le dance hall, et ces arrachés de "Pendululm". Même si c'est pour au final, s'asseoir dans un coin et sentir la vibe te chatouiller l'anus, (et sonder le parquet, pour retrouver un beau briquet-marguerite (reperdu =((...) et un ticket boisson), ce qui est sûr, c'est que ça fait toujours du bien. (mais plus quand t'es beurré comme un p'tit lu \o/).
Place ensuite à "The flaming lips", grande tête d'affiche de cette édition 2008, que je ne connaissais que du bout des tympans, et donc l'écoute ne m'avait guère transcendé. Par contre, sur scène, quelle claque ! De la fête à l'état pur ! Des gros ballons de toutes les couleurs, les télétubbies qui s'éclatent sur scène, un écran passant des images psychédéliques de bouches moustachues, de l'arc-en-ciel à gogo, bref, du gros délire bien défoulant.






Passage avant les deux derniers clash du jeudi par "Stereo Mc's" auquel je n'ai pas du tout accroché, question de goût, sans doute, et "The Subs", archi-bondé, sympa, quoiqu'un peu trop flemmard pour en profiter pleinement. Surtout que la tornade "Soulfly" méritait bien tous les efforts qu'ils me restaient, pour un show détonnant, une ambiance et un son à couper au couteau, le nouvel album oscillant entre de vraies bombes à métal et des titres plus mélo, et bien-sûr, les incontournables, tel "This is the prophecccyyyyyyy". Ayant déjà eu la chance de les voir au graspop, je les préfère amplement en plein air et dans l'après-midi, histoire de lancer quelques gnons dans le tas, y'a pas de raison ! Malgré tout, c'était bon, reprenez-en !
Enfin, le mercredi s'achèvera avec "The Killers", mignon comme tout dans son petit smoking, avec un "Mr Brightside" joliment exécuté et quelques autres qui m'ont permis de ravir mes oreilles une dernière fois avant de brailler des "TAGGLE" , "ET TAMAYR", "TIMMY" toute la nuit au camping \o/.






Vendredi 15 août


  Le lendemain, et après une courte nuit (Couchés à 7h, visiblement éméchés \o/), les têtes sont lourdes et les esprits durs à retrouver dans tous ces cadavres de canettes. Heureusement, le 2e jour se place sous le signe d'une progrommation bien plus légère. Idéal, donc, car rien de bien intéressant avant 15h, on va pouvoir souffler.
 Trainés (limite) de force par les nouveaux arrivants (Ils ont facile, hé, les festivaliers d'un jour tout frais, haha) pour "Girl in Hawaii", on parvient quand même à les rater, de peu, haha. (Non pas que, mais après avoir déjà vu les petits minets  sous tous les temps et sur toutes les scènes, je préfère reprendre mes forces pour l'énormissime "Metallica", pour sûr !
Mise en bonne humeur donc devant "A Wilhem scream" m'insufflant une bonne vague de... de...hardcore mélodique (-me fait-on signe-) de quoi bien commencer la journée. Escale par "The do" (barré, le "o", mais je n'ai pas de clavier finlandais sous la main \o/), un duo surprenant au cocktail voix-angélique haut perché et arrangements folk-indie-pop, nous balladant avec aise durant leur set.
HIstoire de contenter tous les genres, nous continuerons notre périple musical devant "Brodinkski', "Volbeat", "Los Campesinos!" avant de se poser de manière plus ancrée sur "Cold War Kids". La 1er des 4, DJ electroboy ne m'a pas vraiment plu. Quoique novice au monde de l'électro, je l'ai trouvé répétitif et pas spécialement novateur. Volbeat ne m'a que très légèrement conquis, j'ai trouvé ça un peu gay, malgré l'énergie fournie par les guitares. La voix, peut-être ? (wouf?). La rimbambelle de musiciens de "Los campesinos!" (les paysans, haha) ont eux assuré avec un show communicatif à souhait, un groupe à préférer en live que sur galette, en gros.
Retour à la main stage, donc, pour "Cold war Kids", et leur rock calme et pénétrant qu'ils ont défendu à merveille.
Survolons à présent les quelques groupes suivant avant d'aboutir à l'apogée de ce pukkelpop 2008. "Mindless self indulgence"  tout d'abord, un bordel de putain de concert à voir au moins une fois (et plus si affinités) en live. 4 tarés officiant dans un style indescriptible, au carrefour du punk indu, de l'électro-drum, rock new wave, des cris, des bruits, un beau bordel organisé qui détonne larassasamayr \o/. A revoir, au premier rang !
"Does it offend you, yeah?" ensuite, inutile à présenter et tellement bon à écouter. Du pur, dans la veine électro-rock.
 "Stereophonics", ennivrant mais quelque peu gonflant à long terme, sauf si vous possédez une meuf à enrouler ou un briquet-à-longue-flemme. Bien vite balayés, de toute façon, par le pop-punk jouissif à souhait d' "MxPx".
Restons dans l'énergétic, tac, avec "The Futureheads", qu'on m'a présenté comme similaires aux Franz Ferdinand. Mouais, y'a comme un air, mais bon. Sympathique, voilà tout.
Dans l'attente de plus en plus palpable, deux groupes encore : "Within temptation" de loin, déjà vu, sympa, mais qui -je trouve- ne vaut pas "Epica" que j'ai aussi déjà vu, et raté ce week-end, haha. "Blood red shoes", un duo explosif que je suis ravi d'avoir découvert, vraiment pas mal.
Enfin, enfin, avec une dizaine de minutes de retard, les grands, les Dieux "METALLICA" pointent le bout de leur grattes sur la main stage. Et dire qu'il y'en a pour préférer aller voir  "Boys Noize", hahaha, n00bz. Grossière erreur, le show de 2h20 des Monsters fut for-mi-da-ble ! Ce cher James enchainera avec talent des avant-goûts de leur prochain album (Qui sortira le jour de mon anniversaire, à bon entendeur, haha) et leur tubes les plus connus à travers le monde, tel "Master of puppets", "The unforgiven", "Nothing else matters", "Fade to black' et bien d'autres. Après des décennies de concert, ils avaient l'air toujours aussi ravis d'être là, et on entretenu une chouette complicité avec l'énorme public présent. Jusqu'à jouer avec ses doigts ou nous faire croire trois fois qu'ils s'en allaient. Mignon tout plein \o/.  Ajoutons à cela un show pyrotechnique digne de l'envergure du groupe, et on approche du show parfait pour des bêtes qui pourraient se sentir blasées depuis belle lurette. METALLICA RUUÜÜÜLES \m/.





 Dernier détour par "The Glutter Twins" avant le camping, histoire de sonder les tourments de mon âme avec ce... rock ... tourmentay, mais rien à faire, les oreilles bourdonnent toujours des riffs entêtants de Metallica.
C'est donc aux anges que nous rejoignons le camping pour sombrer dans la déchéance jusqu'aux petites heures du matin...







Samedi 16 août 2008

 Dernier jour. déjà. Les mauvaises habitudes déjà apparues la veille persistent, et ce n'est qu'aux alentours de 16h que je brandis pour la dernière fois mon beau bracelet jaune canari aux "gardes" de l'entrée. A la trappe, donc, "Epica", - ça ne m'aurait pas déplu de les revoir, et surtout "The Wombats", que j'aurais du écouter plus attentivement avant de partir, mais bon, ce n'est que partie remise. 
Départ en fanfare, donc, avec le punk old-school d' "Anti-Flag". En tant que grand fâne, qu'ajouter, à part "terrible" ! Un bon bain de foule pour se remettre les os en place, y'a rien de tel de grand matin (...). Tant pis pour les "Plain White T's" et leur Delilah (Et leur 10 ans de carrière, 4 albums, et leur style qualifié d'emo/pop punk, allez, on en apprend tous les jours, moi qui les prenais pour un one-hit-band-de-jeuneot, haha, bref).
Devant les quelques groupes qui ne m'inspirent guère qui nous attendent ensuite, j'opte pour "As I lay dying", que j'ai déjà raté -je pense- plusieurs fois, et dont le jor pourrait donc me satisfaire. Satisfait, en effet, au moins, les voix de barbares peu représentées cette année, trouve-je. (Ouais, mais bon, on est pas au graspop, hein gaming ? Certes.)  Du gros calibre (CMB, haha, ouais) comme je les aime. (haha, non.).
Avant de circle-pitter comme un pèté sur less (haaa) très bon "Less than jake", détour par "MGMT" sur voeu d'une camarade de meute (pas de noms dans une chronique, haha). Elle a de la chance, say juste à côté. Non, mais j'aime bien le jor, ça m'a sympathiquement fait patienter, un peu d'admiration sur une musique fournie créée à la base (ENCORE, mais allez-vous trouver des amis, didju !) un duo. J'ai même eu droit à mon "kids", la chanson d'eux qui me globe-trottait dans le cervelet, pile avant d'aller me placer devant la scène de Less pour ne pas rater une miette du spectacle. Et je ne fût pas déçu, deuxième prestation vue sur deux pukkelpop, et deux très bons concerts. (Même si, pour le plaisir de radoter, (et me donner un côté vieu...mature), je préfère amplement les voir en plein air, l'espace leur convient bien mieux, surtout pour une telle explosion d'énergie. Tout est bon dans le ska-ponk... ) Quoique, pour pousser ma réflexion encore plus loin, la majorité des meilleurs concerts ont lieu en plein air, c'est indéniable, c'est... ça s'explique pas, c'est bien mieux, c'est tout. (Sauf s'il pleut, ouais, bien vu...). Arrêtez donc de planter des tentes un peu partout, et laissez les scènes (et les groupes dessus, et le public en dessous, haha) respirer et pogoter en liberté. Merci. Ceci était un message de ta mère.
Le sérieux de ma critique s'effrite, retournons donc à nos moutons. Tout s'enchaine, tout s'emboite, à peine une bouffée d'air frais ingérée qu'on retourne sous tente (marquee) pour un deuxième doublon en deux année de pukkelpop, "the Dresden Dolls". Après avoir vu un set divin au 2e rang de ce... duo (oléé \o/) l'an passé, je devrais me contenter de trois chansons et demi (allez quatre et demi) du groupe avant de me faufiler devant "Bloc Party", y'a pas moyen, faut le vivre au coeur aussi. Heureusement, c'était trois de mes préférées. Le célèbrissime "Coin operated boy", un peu sobre (quand on connait quelques lives ou Amanda se lache totalement sur cette chanson), mais au combien jouissif. Précédée par la reprise de "Dans le port d'Amsterdam", déjà orchestrée à leur passage en 2006, mais toujours aussi bonne (comme ta soeur). Et half-Jack, une autre de leurs perles dont le contraste chuchotements/cris et les crescendos me font toujours autant d'effet, surtout en live.
Et c'est à contre-coeur que je les quitte dix minutes avant la fin (dieu que c'est mal foutu, ces trois bombes se superposant didju), mais bon, vivement "Bloc Party".
"Bloc Party". Tout d'abord, l'aspect du groupe. Le chanteur noir, un Asiatique derrière les les cymbales, et un "émo-looklike". Sans préjugé aucun, je n'aurais jamais imaginé une telle diversité, un tel casting pour ce quatuor si ennivrant. Ca m'apprendra à me focaliser sur la musique sans trop m'intéresser au reste. Pour ce qui est de la musique (ça reste quand même le principal, avouons-le). Divin ? Merveilleux ? Splendide ? Indescriptible ? les mots ne manquent pas, sans pour autant mesurer leur show à sa juste valeur. Arrêtons-nous sur "grandiose". Grandiose, c'est bien. Toutes les bombes seront de la partie "banquet", "helicopter", "On", la diiiiviiiine "Song for clay", chantées/jouées de voix/bras de maitres. Un rapport-jor-au-coin-du-feu avec le public (d'ailleurs déchainé, merci aux plans camérahah) qui en redemandait, visiblement entièrement conquis par la formation. Ergoter d'avantage serait inutile, je suis bien en deça du pur sentiment d'avoir vécu un superbe concert d'un groupe génial que j'espère revoir bien vite. En gros.






Hélàs, toute chose à une fin (sauf le boudin qui en a deux, comme dirait l'autre). Dur, surtout qu'après deux heures de pur plaisir, plus rien ne m'intéresse vraiment dans l'immédiat. Direction case-manger, pour profiter d'une bonne nourriture à prix très démocratique, youpii. (C'est bien simple, pour ma part, je me gave tel un hamster en début de journée, et j'évite de passer trop près des friteuses et autres moules à pizza, étancher ma soif me coûte déjà bien assez cher ainsi. Merde, quoi, et je pèse mes mots).
Un petit repos bien mérité en haut de "l'immeuble" toyata, surplombant le site et sa main stage derrière laquelle le soleil se couche pour la dernière fois de l'année, snif. Sympathique amménagement, néanmoins, avec un petit jus d'orange, une pomme et un bon bol d'air parfumé offerts, vraiment, j'apprécie. (Et faites plus de T-shirts clignotants, l'an prochain, bordayl!)
Bref, trois derniers groupes encore, avant la fin.
"2manydjs", que je n'aurai écouté que d'une oreille et relativement peu longtemps. Pas d'opinion, donc, leur électro ne m'ayant pas marqué outre mesure. Direction "the Shelter" (la défunte skate stage plein air, hum) pour la dernière explosion de décibels, et non des moindres, avec "Killswitch engage", une dernière belle raclée de quoi garder les yeux ouverts toute la nuit pour fêter cette merveilleuse édition 2008 comme il se doit. Alternant entre quelques ruines romantiques, branlantes après une vague métalcore du plus bel effet, killswitch a réussi à détruire les quelques dernières forces qu'il me restait dans les pieds. Avec les incontournables "My curse" (qui montrent que sous leur gros muscles se cachent une âme romantBAF!) et "Holy Diver" (de Dio, et les fânes de Guitar Hero savent pourquoi \o/), du bon concert à couper au scalpel.
C'est donc assis que j'assisterai à la dernière tête de l'édition, les dénommés "Soulwax" que je connaissais pas vraiment non plus. (mazette, l'électro à la part belle, cette année :D.) Et sans hésitation, ils poutraient, les p'tits belges. Entre leurs compos bien ficelées, des mix terribles de "Daft punk", et "Justice" entre autres (j'en peux rien, je suis fâne), de quoi vibrer une ultime fois, et sur du bon.
Légèrement déçu de ne pas avoir pu vibrer un brin plus intensément sur 2manydjs, Dr lektroluv et pourquoi pas ce cher Etienne de cresson (désolé, j'ai pas pu me retenir), moi qui ne souhaite que découvrir l'Electro, au sens large, dans lequel je commence à m'épanouir pleinement (J'ai compris que la techno de village = électro, haha, bien gamin)
. Pourtant, le Pukkelpop avait tout prévu. Avec son "Polsslag", en avril, j'aurais pu défricher quelque peu la masse de groupes à voir en août, et faire le plein d'électro. (Avec Lektroluv, MSTKRFT, mais aussi MSI, et un bon gros millencolin à me mettre sous la dent pour faire passer tout ça.)
Bref, un jour de plus (à thème ? elek ?) l'an prochain ? haha, c'est beau de rêver.
Quoiqu'il en soit ainsi, de la réticence du début, je conclus que cette affiche Pukkelpop 2008 était un vrai petit bijou, le soleil, l'ambiance, au rendez-vous, bref, see'u next year ? \o/.




P.s. : Si vous arrivez jusqu'ici, oui, j'ai la flemme de me relire, je me suis d'ailleurs jamais appliqué à me relire (entièrement, du moins) après un examen, une synthèse, une rédaction, une carte postale. Ca se voit ?

P.s.2 : Merci à Chachou, ma photographe attitrée, pour avoir ponctué mon récit de quelques photos évocatrices :*

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