~Sophie a écrit le 11 juillet 2008 19:47
There was, once...
Alors que je pensais à quelque chose de presque intéressant, sans doute au signe linguistique, un pop-up dérangeant s’est matérialisé dans mon esprit. Est-ce que tout ce que nous avions vécu était une mascarade à laquelle nous voulions croire à tout prix ? Est-ce qu’au contraire, tout ce que nous avions vécu était un enchantement des plus plaisants ? Est-ce que ma perception me joue des tours ou est-ce ma mémoire qui défaille au plus haut point ?
Je ne sais plus, les images sont floues, tes phrases ne sont plus que des mots-clefs, sauf les plus rudimentaires. Ton visage est devenu un flou gaussien. Ta voix, en revanche, est restée une mélodie douce que j’aimais entendre. J’aimais, je n’aime plus.
Il y a un peu plus d’un an et demi que nous avons, chacun de notre côté, décidé de refaire notre vie affective, et ce malgré nous. Je m’en souviens comme si c’était hier : tu partais, ta fierté en difficulté sur tes épaules, et moi, mes espoirs en cure de désintoxication. Je n’arrive ni à oublier l’aménité de ta joue frôlant la mienne, ni d’ailleurs à faire une croix sur ma bouche esquivant la tienne. Il y a tellement de mois depuis notre dernière rencontre digne de ce nom, tellement d’émotions, de renoncements, de douleurs, que j’ai presque envie d’estomper chaque réminiscence présente en mon esprit, histoire de ne plus sentir ce léger pincement au cœur lorsque je crois te voir en pleine rue. Quelle bêtise que d’habiter la même ville que celui à qui on a brisé le cœur. Et inversement.
Does it feel the same when she calls your name?




