~Cassinéa-65670 a écrit le 23 mai 2008 11:05
[Histoire] La place des femmes dans l‘antiquité égyptienne.
Mais il y a certaines civilisations antiques qui considéraient les femmes comme l’égale des hommes et je veux vous parler de l’une d’elle, la civilisation égyptienne antique.
Les jeunes femmes n’étaient pas obligées de se marier et leur père ne pouvaient les forcer à prendre un mari, de plus celui-ci n’était pas choisit selon son aisance financière mais plus sur ses qualités propres. Une femme n’était pas obligée d’arriver vierge au mariage, elle pouvait avoir déjà connu l’amour.
Il se faisait même des mariages en CDD renouvelables au bout de 7 ans (ça ne vous rappelle rien ?) ou un essai de 9 mois avec contrat etc… c’était selon les désir.
A cette époque, il suffisait de vivre sous le même toit pour être considérés comme mariés et il n’y avait pas de rituel spécial comme nos mariages de maintenant. Les femmes étaient protégées et il fallait ne pas décider à la légère de divorcer pour un homme…
Avoir un enfant n’était pas obligatoire, il existait des contraceptifs divers fait de miel, natron etc… et il suffisait de s’en passer pour tomber enceinte.
Quant aux veuves, elles étaient elles aussi protégées, elles héritaient de tous les bien et propriétés, chose qui n’est que finalement très récente pour notre civilisation actuelle.
Certaines égyptiennes ont accédé aux plus hautes fonctions de l’état, vizir, scribes, médecins chefs, femmes d’affaires, administratrices de biens, directrices de ville (Maires), de province, de domaine et bien sûr Pharaon. Même lorsqu’elles étaient aux coté de leur époux qui occupait cette fonction suprême, elles jouaient un rôle décisif. Rappelez vous de Néfertiti, femme de Akhenaton, ou encore de Néfertari, femme de Ramsès II qui ont suivit les traces de Isis.
Le seul domaine qui restait réservé aux hommes était l’armée.
Oh comble de l’ouverture d’esprit des égyptiens, les femmes étaient admises et même encouragée dans les hautes sphère spirituelles, gardiennes de temples, prêtresses, pleureuses etc… Ce qui ne se fait guère de nos jours.
C’est un pharaon grec qui mit fin à l’égalité homme - femme en Égypte, Ptolémée Philopator (221-205 av J.C.) Suivit par l’église catholique et autres religions
Si les Egyptiens donnaient l'égalité aux femmes, les romains en revanche ont toujours eut une vision patriarcale de la famille, et les grecs ont toujours considérés les femmes comme des citoyens de seconde zone.
L'Egypte est une exception, les civilisations de l'antiquité étaient majoritairement phallocratiques, même si telle ou telle Reine a pu marquer l'histoire de son nom (Zenobie à Palmyre par exemple, Hatchepsout en Egypte).
Source : « Les égyptiennes » de Christian Jacq (Romancier historien de son état)
Connaissiez vous cet aspect de la position de la femme dans l’antiquité Egyptienne ? Qu’en pensez vous ? Croyez vous qu’un mariage en CDD comme ils souhaitent l’instaurer en Allemagne ai une chance de se faire au vu de ce que je viens de vous apprendre ?
La condition de la femme en occident est elle vraiment à attribuer à la "civilisation Judéo-chrétienne" ou à la civilisation "méditerranéenne" (sachant par exemple que les celtes ou les germains n'avaient pas la même relation avec les femmes).
De plus, quand on voit qu'en Asie, la condition de la femme est toujours une position "d'inférieur" => Exemple le fait qu'en Chine on ne veuille que des garçons. Peut on toujours incriminer le judéo-christianisme ou plutôt une propension "naturelle" des hommes à toujours tenter de confiner les femmes dans un rôle secondaire ?
Tendrement, Cassinéa.
2 commentaires
Merci beaucoup de ces précisions, si je suis passionnée, je ne suis pas historienne, alors je fais ce que je peux :$
| ~Cassinéa-65670 a dit il y a 229 jours |





Une remarque de pure forme: Christian Jacq a une formation d'égyptologue, certes, mais beaucoup de ce qu'il indique dans ses livres est sujet à caution. Pour la simple est bonne raison que nombre de ces "informations" sont des interprétations non vérifiables avec le peu de sources dont on dispose.
Cela dit, il est évident que la femme égyptienne jouissait d'un statut plus enviable que la majorité des femmes dans l'Antiquité. Certaines reines, en effet, furent associées de manière proche dans la politique de leur pharaonique époux. Deux d'entre elles, Nitocris et Hatchepsout, assumèrent même le pouvoir suprême.
Un mot sur l'héritage: en cas de décès de son époux, ou en cas de fin du mariage, la femme reprend ses biens. Les biens de l'époux (ou du défunt mari) reviennent au fils aîné, qui a entre autres responsabilités la tâche de faire "vivre le nom" de son père.
Sur les métiers accessibles aux femmes:
- prêtresses: plus exactement "épouses de dieu", comme la Divine Adoratrice d'Amon
- pleureuses: il s'agit là d'un rôle spécifiquement réservé aux femmes dans l'accompagnement du cortège funéraire, comme cela est encore visible de nos jours au Proche-Orient et en d'autres points du globe.
Je note une petite erreur de terminologie (déformation d'historien), concernant la place des femmes en Grèce antique. Elles n'étaient pas des "citoyens de seconde zone", car ne pouvaient être citoyens d'une cité que les hommes de plus de 21 ans né de père lui-même citoyen (du moins, selon le modèle athénien).
Enfin, à mon avis, je ne pense pas que la place de la femme doit grand-chose à la tradition judéo-chrétienne, celle-ci n'ayant fait qu'entériner un état de fait préexistant (une coutume, pourrait-on dire) dans la plupart des civilisations indo-européennes.