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MC8wMDAvMDg5LzAwMDAw ~Solhaan a écrit le 30 avril 2008 17:53
la première fois...

Le collège.

C'est fou ce que le CM2 et la 6ème ont comme différences. Fini la maitresse qui tape dans les mains pour qu'on rentre en classe, fini la classe soudée car ensemble depuis 4 ans, fini l'éternel amour refoulé pour la fille la plus jolie de la classe... bref, le collège est un autre monde. Le premier jour je ne comprenais même pas qui était tout ces gens qui m'entouraient. Et voyant que les gamins de mon âge qui étaient venus sans leurs parents avaient plus de succès avec les filles, j'essayais de m'écarter discrètement de ma mère qui avait déja repéré les groupes de petits branleurs (les pseudos rebelles) et qui espérait que jamais, Ô grand jamais je ne les ramènerais à la maison. Du coup je me suis retrouvé tout seul au milieu de plein de filles, piaillant plus que rigolant. C'était assez excitant de voir toute cette foule bruyante, cette masse de gamins et d'adultes tous serrés alors que la température frolait les 30°. Surement un vieux reflexe de tribu inscrit dans nos gênes. J'avais déja vu des "rassemblement" mais jamais je n'y avais participé. Là j'étais acteur et je comptais bien briller quand mon tour allait venir...

Mon arrivée au collège fut une découverte totale sur la bouche féminine. Il y en avait partout. Je ne comprenais pas quand j'entendais un garçon dire "je suis sorti avec elle". Mais ils sont sortis où ? Je pensais que le fait de "sortir" avec une fille voulait dire aller au ciné avec elle par exemple. Du coup quand une fille vint me voir pour m'annoncer que sa copine voulait sortir avec moi je lui ai répondu que je ne savais pas encore ce que j'allais faire ce week-end mais que si elle voulait qu'on se voit il n'y aurait aucun problème. Cette phrase eu un impact impressionnant. Les filles cruent que j'avais donné rendez-vous à la fille pour coucher avec et les mecs avaient fait de moi le plus cool du collège. Malgré moi, à partir de la première semaine de collège je devins le garçon avec qui il fallait sortir. Une sorte de défi pour les filles. Je fis donc mon apprentissage du "Roulage de pelle" avec Stephanie. Il fallait que j'embrasse divinement bien, j'avais une réputation à préserver. Problème : je ne savais pas comment s'y prendre avec une fille du collège. A l'école j'étais en terrain connu. Là tout était nouveau, surtout que j'avais très peu de temps pour me former à l'embrassade de collégienne. Elle m'attendait à l'escalier du batiment A lieu le plus loin de la salle des profs. Le couloir était vide et sombre. Le soleil qui transpercait la porte du fond rendait le lieu glauque. L'apparition d'un fantôme ne m'aurait pas surpris. Arrivé au bout il n'y avait personne. Je franchis la porte qu'il y avait sur ma gauche pour me retrouver aux pieds d'un énorme escalier. Une voix sur ma droite me fit un petit coucou et je vis Stephanie adossée au mur. A ce moment une question me traversa l'esprit : mais qu'est ce que je fais là ?

Je ne savais pas par quoi commençer. Elle me dévorait des yeux n'attendant qu'un geste de ma part. Je pris sa main, m'avançais vers elle en la regardant droit dans les yeux en me souvenant du regard de Hanoi dans le film "l'Odeur de la papaye verte". Cela fit son petit effet. Stephanie avait ses yeux plongés dans les miens. Surtout ne pas cligner des yeux sinon le charme s'envole... arrivé à quelques centimètre de son nez elle ferma les yeux. Je la regardais pendant 2 secondes. C'est beau une fille quand même. Puis je collais ma bouche contre la sienne. Jusque là rien d'exceptionnel jusqu'à l'arrivée de la langue. Au début c'était vraiment pas bon. J'essayais d'imiter les mouvements qu'elle faisait et ça allait vite et des fois lentemement. Au bout de quelques secondes je compris que le plaisir de cette pratique n'était pas dans le gout mais dans le toucher. C'est là qu'un passage d'un livre disant que la peau des filles avait plein de petits capteurs sensoriels partout et que plus le toucher était lent et plus les capteurs étaient émoustillés me revint à l'esprit. Je testais aussitôt ce système et conclus que ça marchait plutot bien, surtout que le fait d'inventer de nouveaux mouvements de langue (pour ne pas tomber dans la monotonie) et sentir qu'elle y prennait grand plaisir me donna un frisson dans le dos. C'était plutot sympa en fait. On s'arréta au bout de 10mn, un peu essoufflé en ce regardant. Elle pour voir si j'en avais encore envie (ou pour admirer son "trophé"), moi pour essayer de comprendre comment j'avais pu passer à coté de ce choc tactilement impressionnant.

On sortit main dans la main pour faire voir à tout le monde que "c'était fait", on était ensemble. Certains groupes de filles nous regardaient d'un oeil noir en parlant entre elles. Ca me fit prendre conscience que j'allais perdre plein d'opportunités de découvrir autre chose avec d'autre filles si je commençais déja à m'en mettre à dos. Surtout que je n'étais pas amoureux de Stephanie. Cette découverte du "roulage de pelle" me fit passer un cap. Une pensée qui m'accompagne encore aujourd'hui en me rappellant que demain n'est jamais pareil : l'acte fait avancer. Rien à voir avec le courage ou la puissance. Juste de la découverte.

J'étais devenu chercheur sur les relations filles-garçons.

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2 commentaires

Je suis tout a fait d'accord avec les 3 dernières lignes de ton récit: "l'acte fait avancer".

~victoria a dit il y a 201 jours
Panda

hola voici sandra, et découverte de ton premier texte....ma foi je découvre ici un homme purement kinesthésique, ki n'est pas dans l'accomplissement d'un acte identitaire purement adolescent mais plutot dans la découverte des sens et l'apprentissage de la poésie face a une muse inépuisable...

Panda ~Incownito-5651 a dit il y a 166 jours

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