~ForgeT-9990 a écrit le 15 janvier 2008 22:11
Bilan...
C’est drôle, quand j’étais petite, ma vie je la voyais vraiment pas comme ça.
Quand on parlait de notre vie de quand on sera grand, avec James, dans la cour de l’école, on rêvait d’avoir une grande maison tout les deux, avec deux dobermans. On était en quoi ? CP, CE1 ? Et on voulait une grande maison, avec un grand jardin pour nos deux dobermans. Je me rappelle plus pourquoi des dobermans, mais c’était important, à l’époque, ces dobermans.
Et puis James est parti. J’ai du grandir sans lui.
Mes rêves de grande ont changé, tout en restant les mêmes, au fond, peut-être.
J’aurais voulu rencontré l’homme de ma vie, à quinze, seize, dix-sept ans. Vivre ce qu’on vit à cet âge là. Rêver d’éternité, d’amour éternel, de rêve bleu. Se faire des promesses intenables mais y croire dur comme fer.
J’aurais voulu être maquée à vingt-ans. Presque mariée, dans l’fond. Avoir des rêves d’enfants avec lui, de construire une belle et grande famille. Etre heureuse. Etre aimée. Etre épanouie.
J’me voyais dans une vie de couple bien installée, pénarde dans mon canapé, avec ma manette de console dans les mains et mon jules à côté. (Oui bah quoi ?)
Et finalement, que m’a réservé la vie ?
Rien de tout ça.
James est parti. Il n’est jamais revenu. Les deux dobermans sont oubliés dans un coin de nos souvenirs. Peut-être se rejoint-on dans ce grand jardin la nuit, vivre notre rêve de gosses.
Je n’ai pas rencontré l’amour de ma vie à quinze, seize, dix-sept ans. Je suis juste tombée sous le charme des mecs qu’il ne fallait surtout pas. Il y a eu Jean d’abord, à quatorze ans. Il en avait dix-neuf et m’appelait p’tite sœur. Quelle naïve j’étais. J’ai vécu presque deux ans dans son sillage, en attendant ce qui ne viendrait jamais… (ou trop tard, mais c’est une autre partie de l’histoire…). Ensuite, Romuald. Romuald aurait pu être mon double en mec. On n’avait pas besoin de se parler pour se comprendre, c’était dingue. Un regard nous suffisait. Et puis un jour, tout a changé, je ne sais pas pourquoi. Et il s’est perdu dans la drogue. Et j’ai pas pu le sauver. Deux encore… Et puis c’est l’arrivée d’Etienne. Là ça a été comique, finalement, avec le recul. J’viens d’avoir dix-neuf ans, il en a vingt-un, vingt-deux ? J’ai oublié. Enfin, c’est pas le plus important. Il est en Belgique. Pendant trois mois, je crois vivre un bonheur presque parfait. J’ai juste mis un an à m’en remettre. Guillaume arrive, tel Zorro sur son fidèle destrier (Oué bon, je m’égare). Ca ne marchera pas avec lui, ça n’aurait pu marcher plus longtemps, plus… « fortement ». Mais même si j’le sais au fond d’moi, il faudra attendre l’arrivée de Jérôme dans ma vie, presque un an après, pour que je m’en rende réellement compte. Avec lui, par contre, tout change. Je découvre enfin ce qu’est « être avec quelqu’un ». Pour de vrai. Pour du fort. Des moments magiques de bonheur qui n’appartiennent qu’à nous. J’ose même lui dire que je l’aime, pour vous dire ! Mais, comme toujours, tout m’échappe, même lui… Même si aujourd’hui on reste proches l’un d’l’autre, le résultat et là. J’ai vingt-un ans et d’mi (oui, promis, demain, j’arrête.) et je décide de me lancer dans une nouvelle aventure. Et pas à n’importe quelle date, le [censored] m’sieurs dames ! Cette date restera gravée comme le jour où j’ai scotché Benoît devant [censored]. (Soooo romantic.) Ca marchait bien. Ca marchait drôlement bien, même. Mais l’option « maman » vendue avec le modèle a fait capoter l’histoire. C’est con, c’est d’ma faute. J’aurais aimé, tellement aimé, que ça puisse continuer. Que cette nouvelle vie que j’entre-voyais puisse devenir totalement réelle. Que je puisse vivre pleinement ce bonheur qui m’attendait.
Enfin, tout ça pour en arriver là. A presque vingt-deux ans, je connais pas grand chose de la vie. J’me suis résignée à laisser mon bonheur de côté pour m’occuper des autres. Parce que mon bonheur passait par le leur. Sauf qu’aujourd’hui, les choses ont changé. J’en ai trop pleuré. J’ai versé trop d’larmes. Je DOIS vivre pour moi. Je dois le faire comprendre. Je ne dois plus devoir renoncer à mon bonheur pour ce genre de raisons. Je peux plus… Je peux plus…
[note : A part le prénom de James, tout les autres ont été modifié, pour des raisons personnelles.(Mais bon, j’suis très joueuse, c’est les prénoms des ex de ma sœur :p)]
3 commentaires
Uh uh.
C'est parce que je suis une petite coquine! ^^
(Tout ça pour un seul prénom, en soit. But...)
Et de toute façon, c'est Guillaume que je veux!
(Ou Georges, mais faut que j'me mette à l'anglais.)
| ~ForgeT-9990 a dit il y a 356 jours |
j'adoooooooore lire ton blog ..
j'adore lire ce genre d'article !!
continue .. encore et encore !!
| ~Thalie a dit il y a 183 jours |





C'est bizarre, au début, j'comprennais pas qui c'était tous ces mecs. Parce que j'voyais bien, mais le prénom collait pas. Puis arrivée au bout, j'ai compris !
Mais t'inquiète pas, à 22 ans, t'as encore toute la vie devant toi pour LE rencontrer, et pour grandir et évoluer avec lui.
En attendant, y'a toujours nous. C'est pas le must, mais c'est déjà ça !